Serge BRET-MOREL

L’ASTROLOGIE face à ELLE-MEME

PROLOGUE à une RENOVATION de la CRITIQUE de l’ASTROLOGIE

 

Historia

 

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Sur l'histoire de l'astronomie

 

 

Sur la page de garde de la catégorie Historia nous avons donné quelques raisons pour lesquelles nous allons bien distinguer l’histoire de l’Astronomie de celle de l’Astrologie. Les problématiques auxquelles ont été confrontés les astronomes sont souvent indépendantes ou seulement parallèles à celles de l’astrologie. Faire de ce parallèle entre astronomie et astrologie une équivalence qui se serait terminée avec les Grecs ou aux premiers soubresauts de la révolution copernicienne consiste donc en un raccourci bien pratique sur le plan didactique, mais qu’il ne faut pas suivre à la lettre, au risque de sombrer dans les contresens énoncés donc, sur la page Historia. L’erreur bien connue en Histoire des sciences par exemple, de voir dans l’histoire de l’Astronomie celle d’un progrès constant des connaissances, amène même à croire que l’astrologie a été invalidée pour les uns au moment de la découverte de la précession des équinoxes... et pour les autres au moment de la découverte de l’héliocentrisme… Ce n’est pourtant pas ce que montrent les textes, nous y reviendrons dans la catégorie Histoire de l’astrologie. Il n’est pas normal non plus de voir dans l’histoire de l’astrologie un progrès constant vers le symbolisme actuel (par sélections successives) et de l’autre de prétendre que « les Anciens » avaient déjà tout compris… ou faire comme si leur « astrologie » validait celle que nous connaissons aujourd’hui.

 

Nous présenterons des textes sur l’histoire de l’Astronomie selon les périodes et les thèmes visés

 

Divers

Début 2007, lors de la rédaction de notre dossier sur les conséquences théoriques pour l’astrologie du déclassement de Pluton par l’Union Astronomique International, nous avions ébauché une histoire de la notion de planète dans le but de décontextualiser le problème, en montrant notamment que les questions posées à propos de Pluton ne sont pas nouvelles. Dans le but second de montrer que la notion de planète telle que nous la connaissions avant le congrès de 2006 a connu bien des évolutions au fil de l’Histoire.

La notion de planète au fil de l’Histoire 1ère partie : de l’Antiquité aux comètes de Tycho Brahé, l’observation à l’œil nu d’un Cosmos considéré plus ou moins directement comme immuable, a amené les hommes à s’interroger différemment sur la notion de planète au tout au long de l’Histoire. Le déclassement récent de Pluton a remis en question notre conception actuelle de la notion de planète, ce pourquoi l’intérêt d’un tel historique.

La notion de planète au fil de l’Histoire 2ème partie : de Kepler et Galilée à la découverte de Neptune, la révolution copernicienne a provoqué un bouleversement des questionnements sur le Cosmos.

La notion de planète au fil de l’Histoire 3ème partie : le XXème siècle et le tout début du XXIème siècle furent marqués à la fois par la découverte de Pluton, mais aussi et surtout peut-être, par la visite des principaux corps du système solaire. L’Homme marcha même sur la Lune… Les premières exoplanètes et les premiers corps au voisinage de Pluton seront aussi découverts…

 

Aux origines de l’astronomie

Le chaos des phénomènes astronomiques : il est bon, pour commencer à plonger dans l’histoire de l’Astronomie, de bien voir en quoi les mouvements apparents des astres sur la voûte céleste d’un ciel nocturne ne sont ni simples à observer, ni simples à comprendre. Les premiers observateurs du ciel n’avaient pas accès aux évidences qui sont les nôtres aujourd’hui, en cela nous ne pouvons plus regarder le ciel comme eux. Les planètes ne parcouraient pas des trajectoires continues, et ne se déplaçaient pas « dans le zodiaque »…

 

Kepler

Kepler, des orbes moteurs aux forces motrices : une synthèse de la 1ère partie de mon mémoire de Master en Histoire et Philosophie des Sciences (Sorbonne, 2006). Dans ses premiers travaux, Kepler se réfère encore à des orbes, comme le faisaient traditionnellement les astronomes avant lui. Toutefois, si ces sphères emportaient littéralement les planètes pour justifier leurs mouvements apparents par une cause externe, dans son premier livre les orbes permettent seulement de délimiter les trajectoires des planètes autour du Soleil. Kepler est d’ailleurs si peu clair sur ce sujet que Tycho lui reprochera de les considérer comme réels alors qu’il en a contesté l’existence quelques années plus tôt. Les orbes vont devenir pour Kepler des objets idéaux dont les planètes devraient suivre les plans mathématiques, ces derniers étant l’œuvre du Dieu Mathématicien. Ce n’est que plus tard encore que ces orbes et autres épicycles prendront le statut d’artifices mathématiques visant seulement à rendre compte des effets de forces motrices présentes dans le système solaire. Mais pour cela, encore fallait-il faire du Soleil vrai la source de cette force motrice qui entraînera les planètes dans leurs mouvements héliocentriques. Copernic par exemple, n’avait pas fait ce pas, le Soleil tournait encore en cercle au tour du centre de l’orbite terrestre elle-même circulaire (le mouvement elliptique de la Terre posait des problèmes insolubles…). Depuis l’affirmation de Tycho Brahé (jamais démontrée) selon qui il n’y a pas d’orbes solides qui emportent les planètes dans le cosmos, ces dernières ont récupéré chez Kepler au moins, les attributs de ces fameux orbes. A savoir un intellectus et une anima qui permettaient d’expliquer dans la philosophie aristotélicienne comment les orbes pouvaient tourner régulièrement et éternellement. Or ce transfert n’est pas naturel et amène à bien des contradictions développées par Kepler dans les premiers chapitres de son Astronomia Nova. Ceux-ci peuvent paraître aujourd’hui désuets, ils préparent pourtant à une astronomie physique et plus seulement cosmographique (comme l’est encore l’astrologie aujourd’hui). Un point mathématique par exemple, ne saurait être un centre de force s’il n’y a pas un corps à cet endroit-là… Comment et dans quelles conditions la notion de force apparaît-elle dans la pensée de Kepler pour se développer parallèlement puis contre les orbes ? C’est ce que nous vous proposons de découvrir ici.

 

On signalera aussi notre article Kepler rédigeait-il des horoscopes ? dans la catégorie Histoire de l’astrologie.

 

NOUVEAU

Einstein, Kepler, et l’astrologie, échanges avec Denis Hamel (ajouter nouveau lien internet) : Denis Hamel nous a écrit pour réagir à notre article sur Einstein et l’astrologie. S’en est suivi un fort courtois et intéressant échange de mails sur le thème des relations d’Einstein, puis Kepler, avec l’astrologie. Nous reproduisons avec son accord, une partie de ces échanges, rappelant notamment quelques prises de position bien tranchées de Kepler...

 

Kepler et les découvertes à la lunette de Galilée (1610-1611) :

1ère partie : Introduction, chronologie des publications, bibliographie

2ème partie : Contextes personnels et historiques

3ème partie : La Dissertatio cum nuncio sidereo (Discussion avec le Messager Céleste)

4ème partie : Le rapport sur l’observation des satellites de Jupiter, la Dioptrique, Impact historique

En cette Année de l’Astronomie il m’a paru opportun de ressortir un texte de 2006. Le dossier qui suit a donc été composé à partir d’un mémoire rédigé dans le cadre d’un module de mon Master en Histoire et Philosophie des sciences (2005-2006). Il fourmille d’informations pour celui qui s’intéresse aux relations inattendues qu’ont pu entretenir ces deux personnages mythiques de l’histoire de l’Astronomie : contemporains, ils n’ont eu presque aucune relation ! Le pauvre Kepler se heurtera toujours au silence de son collègue italien malgré ses soutiens enthousiastes.

 

On trouvera encore quelques lignes sur Kepler dans l’article signalé plus haut, La notion de planète au fil de l’Histoire, 2ème partie. De même que sur la page Qui suis-je ? de ce site en attendant la mise en ligne de mon mémoire de Master.

 

Le XXème siècle

On signalera pour le plaisir, notre article Témoignage : 1999, mon éclipse à moi de la catégorie Bibliotheca, pour ceux qui souhaiteraient revivre la fabuleuse expérience de l’observation de l’éclipse de Soleil qui eut lieu en 1999 au nord de la France…

 

Serge BRET-MOREL
le 17 février 2009