Serge BRET-MOREL

L’ASTROLOGIE face à ELLE-MEME

PROLOGUE à une RENOVATION de la CRITIQUE de l’ASTROLOGIE

 

Lectures et commentaires

 

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Astrologie : liens divers

 

Ici vous trouverez un article agréable paru dans la revue alliage Les mots tombés du ciel, astrologues et astronomes. Bien des mots du quotidien proviennent de préoccupations astrologiques ou astronomiques, comme en témoignent leurs étymologies.

Un peu d’humour ici avec l’horoscope de la Loutre sacrée. Personnellement à chaque fois que je vais le consulter je me régale…

Mais l’horoscope de VGE vaut aussi le détour sur le site de Mozinor. Et la météo du futur est un régal !

Nous signalons deux vidéos consultables sur le net. Il s’agit de deux émissions télévisées diffusées sur le service public en fin d’année 2008. Tout d’abord C dans l’air… et dans les astres (France 5, 31-12-2008), émission débat consacrée plus particulièrement à l’astrologie. Puis L’objet du scandale (France 2, 21-12-2008), émission consacrée plus largement à la voyance et au paranormal. Nous essayerons de proposer un commentaire détaillé de chacune de ces émissions dans la catégorie Mediatica).

Voilà un exemple typique de ce qu’il ne faut pas faire lorsque l’on veut critiquer l’astrologie... Bien que l’argumentation sur les probabilités et le côté flou du « ça marche » soient recevables, l’essentiel de l’argumentation est fondé sur deux contresens : croire que les astrologues acceptent la notion d’influence causale (seule une minorité en accepte l’idée, les autres y voient étrangement un argument pour le fatalisme astral) ; autre contresens, REFUSER la distinction entre signes et constellations astrologiques (pour la distinction entre signe, constellation, et type astrologique et quelques mauvaises habitudes astrologiques, voire mon article Précession des équinoxes, que répondre à l’argument ? ). Puisque l’astrologie serait née avant la création des 12 signes, il faudrait faire comme s’il n’y avait que des constellations, et comme si les astrologues s’y référaient encore ! D’où les arguments traditionnels amenant aux 13 constellations (14 selon Nitschelm, il faudrait se mettre d’accord…) et au fait (réel) qu’elles ne sont que des regroupements apparents, qu’elles ne sont pas de même étendue apparente sur la voûte céleste, et donc qu’elles se sont en quelque sorte décalées des saisons au fil du temps. Pourtant, si un signe astrologique n’a rien de matériel, d’où l’accusation de vacuité par certains sceptiques, la constellation dont on nie l’existence, n’en a pas plus… alors pourquoi parler de vacuité des signes astrologiques en particulier ??? Peut-être parce que pour le sceptique, s’il y a influence causale, alors il faut des corps matériels, ce que sont les étoiles des constellations. Mais les astrologues n’ont que faire des constellations dont seule une petite minorité d’entre eux s’y réfère : les astrologues dits sidéralistes. C’est pourquoi autant il faut retenir l’argumentation sceptique concernant les planètes, dont l’astrologie use effectivement, autant l’argumentation similaire sur les constellations est non seulement déplacée mais ni plus ni moins qu’un acte de désinformation. A moins de préciser qu’elle ne concerne qu’une minorité d’astrologues. Les astronomes Kunth, Zarka, Biraud (voir par exemple la conférence donnée plus haut en lien) estiment que l’argumentation renvoyant aux constellations est facilement réfutable par les astrologues, comme quoi le sceptique n’est pas toujours sensible à l’argumentation scientifique… et nous renverrons aussi vers la première partie de notre article Faut-il rénover la critique de l’astrologie ? pour d’autres arguments de type historique : si les astrologues sont victimes du mythe des origines de l’astrologie, les sceptiques peuvent-ils se permettre de l’être aussi ????

Mais il est vrai que bien des amateurs d’astrologie, voire des astrologues, ne font pas eux-mêmes la distinction entre les signes et les constellations, d’où la contradiction, ce pourquoi aussi la critique n’a pas tort en termes quantitatifs. Mais c’est pourquoi encore nous avons demandé que soient distingués « l’astrologie » et « le discours des astrologues » (voir dans Présentation : Peut-on penser l’astrologie ?). Ce n’est pas parce que beaucoup ne maîtrisent pas l’argumentation que l’argument concerne tous les autres…

L’astrologie confrontée aux progrès de l’astronomie est un article du site des Sceptiques du Québec paru dans le revue Le Québec Sceptique N°24 en décembre 1992. Il pose un problème intéressant, celui de l’indifférence quasi-généralisée de l’astrologie aux progrès de l’astronomie et de l’astrophysique. Pourtant, cet article ne traite pas de la question des milliards de galaxies et autres corps exotiques de l’Univers, il se limite au système solaire et présente une histoire de l’astronomie. on pourra en trouver une autre dans notre catégorie Quelques articles de l’auteur de la catégorie Bibliotheca. Il y a de nombreuses questions gênantes posées aux astrologues, nous répondrons à certaines d’entre elles (comme on l’a déjà fait dans notre dossier Pluton : Pluton et la critique sceptique, quelques faux problèmes) et relèverons quelques erreurs et apories, il n’empêche que certaines sont toujours d’actualité.

Cet autre article critique sur l’astrologie sur Astrosurf est assez étrange, car l’auteur se veut extrêmement dur tout en précisant p2 de son texte que des corrélations entre les positions planétaires sur la voûte céleste et les tendances psychologiques des individus sont constatées par toutes les personnes qui étudient la chose avec honnêteté scientifique… Il nous faudra revenir sur ce texte comportant quelques erreurs et amalgames, et tout simplement diffament à l’égard de Suzel Fuzeau-Braesch dont la pensée correspondait très exactement au paragraphe sur les tendances multifactorielles de la page 2 de ce texte ! Lequel semble proposer comme toujours aux astrologues, le discours suivant : si les astrologues oublient leurs pratiques, ils se rendront compte de l’évidence vacuité de l’astrologie sur le plan scientifique… et oui, s’ils ne pratiquaient pas… ce serait impossible même pour eux ! Mais voilà, ils pratiquent, et comme les critiques en général ne le font pas, ils ne réussissent pas à comprendre comment les astrologues peuvent être aussi sourds à l’évidente critique scientifique. Et ils ne comprennent pas qu’en retour on leur réponde : si les critiques oubliaient leurs problèmes théoriques ils verraient que l’astrologie « marche » sur le plan pratique. Et le dialogue de sourd peut continuer.

Ici aussi on trouvera un long et détaillé dossier critique sur l’astrologie et son histoire, il semble que l’auteur s’est bien documentée (voir plus ?) avant de produire cette critique. Le texte est le compte-rendu d’une conférence donnée en Charente Maritime. Nous y reviendrons dès que possible…

Ici vous trouverez un lien vers la version catholique de la critique de l’astrologie, en rapport avec le sélectionneur national Raymond Domenech… On remarquera que d’après la liste en bas de page, si il n’y a pas de Scorpion, Domenech semble aussi avoir une dent contre les Bélier, Sagittaire, Balance, Verseau, et Gémeaux représentés une seule fois ! A croire qu’il y a peut-être aussi une simple fluctuation statistique ??? Ou alors, faudrait-il que le sélectionneur s’impose d’équilibrer les effectifs du point de vue astrologique pour ne pas être accusé d’en tenir compte ???? Le serpent se mord la queue……

Avec La catastrophe astrologique vous trouverez un pseudo-dialogue sur l’astrologie reprenant avec quelques maladresses des arguments traditionnellement entendus chez les astrologues, et d’autres traditionnellement imaginés par les sceptiques…

De la même façon Pour en finir avec l’astrologie donne lieu à l’application bête et méchante du bon sens critique à l’astrologie. Les nuances ne sont pas le fort de l’article. On a le sentiment d’y voir encore une fois un esprit prisonnier de la causalité dans le sens où nous considérons en général la critique sceptique comme une approche causale de l’astrologie non assumée. Bien sûr que les contradictions causales sont nombreuses et indépassables pour l’astrologie traditionnelle, mais pourquoi alors ne pas suggérer au moins des voies pour des solutions à la critique au lieu de réclamer toujours l’abandon pur et simple de la croyance ??? Ne pas distinguer la question des fondements de celle de la pratique amène à ce genre d’aporie, et permet aussi quelques erreurs comme la question des satellites des planètes géantes dont la taille est supérieure à celles de quelques astres mineurs dont tiennent pourtant compte des astrologues (voir ici mon dossier sur Pluton pour une réponse partielle à cet argument).

 

 

Serge BRET-MOREL

17 décembre 2008

 

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